Designer pour l’humain, qui distingue mal les couleurs – Critère 3.1 du RGAA 4.1
Le constat
Une proportion non négligeable de notre population a besoin de lunettes, cela ne date pas d’hier et cela ne s’arrange pas vraiment avec l’âge.
Si on focalise sur la couleur uniquement : environ 9% des hommes et 1,5% des femmes ont une déficience de perception des couleurs !
La plupart des daltonismes sont héréditaires. Comme certains des gènes liés à la perception de la couleur sont portés par le chromosome X, les hommes sont plus sujets à exprimer ces défauts de perception. Voilà pour expliquer la différence au passage…
Ci-dessus une simulation de vision non « optimale ». Lequel est le vrai logotype finalement ?
Application aux interfaces numériques
Comment savoir que le mot « chromosome » ci-dessous est un lien hypertexte vers une page externe si je ne perçois pas correctement la couleur ?
C’est tout simplement impossible !
Il faut donc avoir un deuxième critère de différenciation en plus de la couleur : gras ou souligné ou avec une icône juxtaposé cf ci-dessous :
De la même manière, dans une carte, si l’information n’est portée que par la couleur, nous risquons de ne pas être parfaitement compris. Suis-je sûr ci-dessous que mon auditoire voit bien la différence entre les 3 verts ?
Je vous laisse chercher les solutions pour rendre le schéma accessible…
Conclusion : le critère 3.1 du RGAA 4.1 clarifié
Le critère 3.1 du RGAA est écrit comme tel :
Un lien hypertexte sur notre site, c’est GRAS + SOULIGNE
2 critères de différenciation suffisent, 3 c’est souvent trop pour un design élégant !